HYPNOSE SEXOTHÉRAPIE EN LIGNE
Nous connaissons tous l’anxiété de performance qui surgit avant un examen ou un entretien d’embauche. A l’abord d’une compétition sportive ou même d’un (premier) rapport sexuel.
Mais, en séance, en parlant avec les personnes que j’accompagne, j’observe une autre forme de pression dont on parle très peu.
Il ne s’agit plus seulement de réussir quelque chose. Il s’agit de réussir avec quelqu’un, d’être un(e) bon(ne) partenaire, un(e) bon(ne) ami(e)/conjoint(e)/compagne-on….
Il s’agit de faire plaisir, de jamais décevoir. Trouver les bons mots. Rassurer. Être disponible. Bien sûr, répondre rapidement aux messages, et réponse : « Présent(e)! ». On se doit d’être suffisamment de bonne humeur et si possible drôle et enjoué(e). Suffisamment séduisant(e). Suffisamment performant(e)… dans tous les domaines de la relation.
Petit à petit, la relation cesse d’être un lieu où l’on peut être soi-même. La relation devient un endroit où l’on cherche sans cesse à être à la hauteur.
C’est une pression de dingue que l’on porte, une pression qui peut influencer :
Pourtant, peu de personnes réalisent que cette pression à l’origine de l’anxiété de performance relationnelle existe. Et encore moins qu’elle peut être à l’origine d’une véritable souffrance. je vous propose ici de découvrir ce mécanisme.
J’utilise ici l’expression « anxiété de performance relationnelle » pour décrire un fonctionnement que j’observe très souvent en consultation. À ma connaissance, il ne s’agit pas d’un terme diagnostique officiel, mais il décrit bien cette pression que certaines personnes ressentent : réussir leur relation, comme si elles étaient constamment évaluées par l’autre.
L’anxiété de performance sexuelle est aujourd’hui bien connue. La plupart des hommes qui consultent pour des troubles de l’érection ou une éjaculation précoce en ont déjà entendu parler.
Mais, au fil des années, j’ai réalisé que beaucoup de mes patient(e)s souffraient d’autre chose. Une pression plus discrète, plus globale.
J’utilise pour la décrire l’expression anxiété de performance relationnelle. Il ne s’agit pas d’un diagnostic médical. C’est une manière de décrire un fonctionnement que j’observe très souvent en consultation. Ces personnes ne cherchent pas uniquement à réussir leur sexualité. Elles ont l’impression qu’elles doivent réussir leur relation.
Un peu comme si l’amour de l’autre dépendait en permanence de leur capacité à être suffisamment.
Petit à petit, la relation cesse d’être un espace où l’on peut être simplement soi-même. Elle devient un lieu où l’on se sent constamment évalué. Comme si chaque dispute, chaque silence, chaque rapport sexuel ou chaque message pouvait remettre toute la relation en question.
En séance, j’entends souvent des phrases comme :
Ces personnes ne sont pas perfectionnistes dans tous les domaines de leur vie. Elles le deviennent surtout lorsqu’il s’agit de leurs relations. Et cette pression finit souvent par devenir épuisante.
L’anxiété de performance relationnelle ne se voit pas toujours car elle ne provoque pas forcément de grandes crises. Elle s’installe souvent progressivement et petit à petit, elle pousse à analyser le moindre détail.
On se demande :
Ruminations, pensées en boucle… Certaines personnes passent une partie de leur journée à interpréter des signes aussi subtils qu’un point à la fin d’un message, l’absence d’emojis, une réponse plus courte, une soirée entre amis, une baisse de désir, un rapport sexuel moins intense… ➫ Tout devient une information à décoder.
D’autres cherchent sans cesse à bien faire. Elles s’excusent facilement et surtout tentent tout pour éviter les conflits. Elles acceptent des situations qui ne leur conviennent pas, disent oui alors qu’elles pensent non. Elles ont parfois beaucoup de mal à poser leurs limites.
Parce qu’au fond, ce qu’elles redoutent, c’est qu’un désaccord abîme la relation.
En séance, je rencontre aussi des hommes qui vivent cette pression dans leur sexualité. Ils veulent être un bon amant. Faire jouir leur partenaire. Durer suffisamment longtemps. Ne jamais perdre leur érection. Ils arrivent dans le lit avec une liste d’objectifs.
Les femmes ne sont pas en reste : elles choisissent la bonne position pour être jolie, mince, sexy. Font l’amour avec une caméra mentale fixée sur elle, et d’ailleurs demeurent dans leur mental où chaque geste, chaque regard, chaque soupir est interprété. Il devient alors difficile de ressentir du plaisir, du rester dans le désir.
Et cela semble logique quand on y réfléchit : lorsqu’on transforme une rencontre amoureuse en succession d’objectifs à atteindre, il devient très difficile de simplement profiter du moment.
Car, au fond, ces personnes ne cherchent pas seulement à être aimées. Elles cherchent surtout à éviter de perdre cet amour. Et cette nuance change énormément de choses.
Nous ne naissons pas avec l’idée qu’il faut être parfait pour être aimé mais par contre, nous l’apprenons. Et cela, parfois très tôt.
Certaines personnes (chanceuses ?) ont grandi dans un environnement où elles pouvaient se tromper, décevoir, dire non ou être en colère sans avoir le sentiment que la relation était menacée. Elles ont appris qu’un désaccord ne signifiait pas la fin de l’amour. Que l’on pouvait être imparfait… et continuer à être aimé.
D’autres ont vécu des expériences différentes. Un parent difficile à satisfaire. Une enfance où il fallait être sage, fort ou irréprochable. Des critiques répétées. Des humiliations. Une séparation. Un harcèlement. Une infidélité. Une rupture qui a profondément marqué. Ou simplement plusieurs expériences qui ont laissé la même impression : « Si je déçois, je risque de perdre l’autre. »
Avec le temps, cette idée peut devenir presque automatique. Et le pire, c’est que l’on ne s’en rend même plus compte.
Comme si chaque erreur pouvait mettre la relation en danger.
En séance, je rencontre souvent des personnes qui me disent :
« J’ai l’impression que je dois toujours faire attention. »
Ou :
« Je réfléchis tout le temps à ce que j’aurais dû dire ou faire. »
Ce n’est pas seulement de l’anxiété. Ces personnes vivent avec l’impression d’être constamment évaluées. Et cette pression finit par épuiser.

Cette manière de vivre les relations ne s’arrête évidemment pas à la porte de la chambre. Bien au contraire car la sexualité est souvent le moment où cette pression devient la plus forte. Tout simplement parce que nous nous mettons « à nu », nous montrons notre vulnérabilité, notre intimité. Nous nous montrons tels que nous sommes : des humains qui veulent plaire, être désirés et désirer. Et surtout aimer et être aimés.
À cet instant, elles ou ils ne sont déjà plus complètement dans leurs sensations.
Et lorsque toute cette pression s’invite dans la sexualité, le corps réagit souvent et l’on se retrouve avec des blocages sexuels, des troubles sexuels qui risquent de s’éterniser. (troubles de l’érection, éjaculation précoce, baisse ou perte de désir, absence de plaisir, difficultés à lâcher prise ou à atteindre l’orgasme…)
Le point commun c’est l’impression que le rapport sexuel, comme la relation, est devenu un examen. Comme si quelques minutes d’intimité pouvaient décider de la valeur de la relation.
En consultation, nous essayons justement de sortir de cette logique. Parce qu’une relation saine, épanouie, entière ne devrait jamais reposer sur une performance. Et qu’un rapport sexuel ne devrait jamais avoir à prouver que l’on mérite d’être aimé.
Oui, bien sûr. Sortir de la pression que génère l’anxiété de performance relationnelle est un processus, un apprentissage qui demande tout d’abord de comprendre ce qui nous pousse à agir ainsi. Comprendre la peur qui crée cette pression :
Car, oui, cette peur existe. Elle raconte quelque chose de notre histoire. Elles se rapproche, vous l’avez deviné de la peur de l’abandon, de la peur du rejet dont on parle beaucoup.
Puis, après la compréhension et l’observation de nos schémas de pensées et de nos comportements, l’objectif est d’apprendre à faire différemment. Petit à petit.
Par exemple, en découvrant que l’on peut dire non sans perdre la relation. Que l’on a le droit d’exprimer un désaccord sans être rejeté(e)s. Découvrir que ne pas répondre immédiatement à un message ne fait pas tout s’effondrer. Que l’on peut faire (et apprécier de faire) l’amour sans avoir à prouver quoi que ce soit.
Elle transforme progressivement la manière d’être en relation, et allège le corps, allège l’esprit et permet un épanouissement plus large encore.
Consulter peut être utile lorsque vous avez le sentiment de vivre sous pression dans vos relations. Il n’est pas nécessaire d’attendre qu’une relation se dégrade pour demander de l’aide.
Pendant les séances de thérapie, nous travaillons d’abord à comprendre pourquoi vous aviez ce sentiment que vous deviez être suffisant(e), parfait(e), performant(e). Nous recherchons les peurs, les blocages, nous travaillons parfois à l’apaisement de traumas parfois passés inaperçus. Puis, nous observons ce que cela crée dans les situations familières que vous vivez. Ensuite, nous trouvons ensemble ce qui, pour vous, sera la ou les meilleures alternatives. Pour sortir de ce cercle, pour construire des relations plus douces, basées sur l’authenticité, la confiance, l’épanouissement mutuel et toutes les autres belles valeurs qui vous portent.
Une relation ne devient pas épanouie parce que deux personnes ne se déçoivent jamais. Elle devient épanouie lorsqu’elles découvrent qu’elles peuvent traverser des déceptions, des désaccords ou des difficultés… sans que le lien soit constamment menacé.
Je suis Sonia Reboul, sexothérapeute, psycho-praticienne en hypnose, psychothérapie émotivo-corporelle et thérapies brèves.
J’accompagne en consultation en ligne les femmes et les hommes confrontés à des difficultés sexuelles, relationnelles ou émotionnelles. Troubles de l’érection, éjaculation précoce, baisse du désir, douleurs pendant les rapports, vaginisme, anxiété de performance, difficultés de couple, traumatismes ou estime de soi : chaque accompagnement est adapté à votre histoire et à votre rythme.
Mon approche est intégrative. Elle associe la sexothérapie, l’hypnose, les thérapies brèves, l’EMDR, la thérapie narrative, le travail corporel et la relaxation, afin de prendre en compte la personne dans toutes ses dimensions.
Je crois profondément qu’une difficulté sexuelle ne définit jamais une personne. Comme l’écrivait Michael White, fondateur de la thérapie narrative : « La personne n’est pas le problème. Le problème est le problème. »
J’accorde une grande importance à une relation thérapeutique respectueuse, humaine et dénuée de jugements ou de visions normatives de la sexualité.
Les consultations se déroulent exclusivement en ligne, dans un cadre confidentiel et bienveillant.
Hypnose et sexothérapie en ligne
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