Esprit embrouillé et lourdeur d’estomac

Je suis pas très bien depuis quelques jours.
Non, je mens, depuis très longtemps. Sauf que ce n’est pas tous les jours. C’est parfois. Mais depuis très longtemps. J’ai mal à une dent aussi. Elle pourrit de l’intérieur. C’est infecté. A l’intérieur. Sous la dent. Je sens pulsé le pus à l’intérieur et le pus veut tellement sortir que ça tire, ça tire, ça tord et hurle de douleur. Les dents c’est terrible. On peut plus difficilement faure abstraction d’un rage de dent que d’une entorse, une tendinite ou une infection urinaire.
Ça y’est, j’ai le hoquet

Est-ce que j’ai déjà trop écrit? Ou j’en ai déjà marre? Ou bien le hoquet c’est parce que en écrivant, je vais pouvoir dire! toutes les choses que je ne m’autorise pas à dire. C’est bien le hoquet pour s’interdire de dire. Bah. Ça n’empêche que je peux l’écrire, je peux les écrire ces interdits de mes pensées. Ce politiquement correct de mon esprit, ce trop bien normé à l’intérieur de moi qui s’inquiète des répercussions que mes mots pourraient avoir, obtenir, décrire, dépoussiérer. J’aime bien ce mot dépoussiérer. Je revois direct la vieille Marie Pierre et son tablier. Même ma Mamie à moi n’avait plus de tablier comme la MP. Mais j’aimais ses tabliers. Dépoussiérer mes pensées,sées en les écrivant.
Je vis en Atypie

Alors peut-être que je devrais commencer par dire pourquoi j’écris ou pourquoi j’ai choisi ce titre, ou pourquoi je suis là ce midi devant mon écran, ou plutôt devant mon clavier car c’est bien mon clavier que je regarde et pas mon écran d’ailleurs. Mais non, je n’ai pas envie de dire pourquoi. J’ai plutôt envie de dire comment et ce dont j’ai envie. Aujourd’hui. Parce que demain, je n’aurais certainement pas les mêmes envies. Et c’est ça quelquefois le plus terrible en Atypie. C’est que tout s’enchaine, s’emmêle, va vite et une envie chasse une autre et un apprentissage chasse un autre et une curiosité chasse une bonne idée ou encore et encore. Et devoir faire ce putain de tri tout le temps dans sa tête, c’est tellement pénible parfois.