HYPNOSE SEXOTHÉRAPIE EN LIGNE
Au fil des années, ma manière de pratiquer l’EMDR a profondément évolué.
J’ai progressivement cessé de placer le récit du traumatisme au centre du travail pour accorder davantage d’attention à ce que le corps exprime encore aujourd’hui : une respiration qui se bloque, une oppression dans la poitrine, une gorge serrée, une tension qui apparaît soudainement ou une sensation difficile à nommer.
Le mental peut avoir compris depuis longtemps que le danger est terminé. Le corps, lui, continue parfois à réagir comme s’il était encore présent.
C’est à cet endroit que je travaille désormais.
Cette formation est destinée aux thérapeutes qui souhaitent découvrir une approche plus douce et plus somatique de l’EMDR, centrée sur les sensations, le système nerveux et le rythme propre de chaque personne.
Nous n’allons pas chercher à provoquer une émotion intense ni à faire revivre toute la violence du traumatisme. Nous allons apprendre à observer ce que le corps renvoie, à l’accompagner avec précision et à lui offrir les conditions nécessaires pour que ce qui était resté figé puisse progressivement se remettre en mouvement.
Je ne transmets pas ici une nouvelle méthode officielle ni un protocole supplémentaire à appliquer mécaniquement. Je partage une manière de pratiquer que j’ai développée au fil de mon expérience en EMDR, en hypnose, en sexothérapie et dans le travail corporel.
Une approche où le thérapeute écoute moins pour obtenir davantage d’informations sur l’histoire, et davantage pour comprendre ce que le corps cherche encore à terminer.
L’EMDR somatique n’est pas une nouvelle méthode officielle. C’est le nom que je donne à une manière de pratiquer l’EMDR où le corps occupe une place centrale dans le travail thérapeutique.
Bien sûr, les fondements de l’EMDR restent présents. Les stimulations bilatérales, le retraitement de l’information traumatique et le fonctionnement naturel du cerveau demeurent au cœur de l’accompagnement. Ce qui évolue, c’est le regard porté sur le patient. Plutôt que de centrer la séance sur le récit du traumatisme, j’accorde une attention particulière à ce qui se manifeste dans le corps, ici et maintenant.
➫ Toutes ces réactions racontent quelque chose. Elles ne parlent pas seulement de ce qui s’est passé. Elles témoignent surtout de la manière dont le système nerveux continue de vivre ce traumatisme aujourd’hui.
Dans cette approche, le corps devient progressivement un véritable partenaire thérapeutique.
J’aime souvent dire que le mental connaît déjà une grande partie de l’histoire. Le corps, lui, continue parfois de l’écrire. C’est avec lui que nous travaillons.
Lorsque je me suis formée à l’EMDR et à la méthode StilBil, j’ai découvert un outil thérapeutique d’une efficacité remarquable.
J’ai vu des personnes se libérer de traumatismes qui les faisaient souffrir depuis parfois des dizaines d’années. Je continue aujourd’hui à considérer l’EMDR comme l’une des approches les plus puissantes que je connaisse dans le traitement du psychotraumatisme.
Mais avec les années, quelque chose a commencé à évoluer dans ma pratique.
À chaque séance, je remarquais que les changements les plus profonds apparaissaient souvent lorsque la personne cessait de raconter… pour commencer à ressentir. Je voyais des respirations s’approfondir. Des épaules se relâcher. Des tensions disparaître. Des sensations circuler.
Parfois même, un souvenir se transformait sans que nous ayons eu besoin de le revisiter en détail. En parallèle, mon travail en hypnose, en sexothérapie et dans les approches centrées sur le corps me conduisait toujours vers la même évidence.
Le système nerveux possède son propre langage. Et ce langage passe rarement par les mots. Il s’exprime dans les sensations. Dans les tensions. Dans la posture. Dans le souffle.
Dans ces réactions automatiques qui semblent parfois incompréhensibles alors que le mental, lui, sait parfaitement que le danger est terminé. J’ai alors progressivement modifié ma manière d’accompagner. Non pas en abandonnant l’EMDR. Au contraire. En lui laissant davantage d’espace pour dialoguer avec le corps.
Aujourd’hui, je cherche moins à obtenir un récit précis du traumatisme qu’à comprendre comment celui-ci continue à vivre dans le système nerveux. Je fais confiance au corps. Je respecte son rythme. Et je suis souvent émerveillée de constater qu’il sait, bien mieux que nous, où il a besoin d’aller lorsque nous lui offrons suffisamment de sécurité pour s’exprimer.
C’est cette évolution clinique, construite au fil de centaines de séances et nourrie par mon expérience de thérapeute autant que par mon propre parcours, que je souhaite transmettre à travers cette formation.
Je ne propose pas un protocole supplémentaire. Je propose une autre manière de regarder le traumatisme. Et surtout, une autre manière d’écouter le corps.
L’une des choses qui m’a le plus marquée au cours de ma pratique est le décalage qui peut parfois exister entre le mental et le corps. Certaines personnes savent parfaitement ce qui leur est arrivé. Elles ont compris. Mis des mots. Pardonné parfois. Reconstruit leur vie. (J’en parle dans mon article : Mon corps savait avant moi.)
Et pourtant…
Ce n’est pas un manque de volonté. Ce n’est pas un manque de travail thérapeutique. C’est simplement le système nerveux qui n’a pas encore vécu suffisamment d’expériences lui permettant d’intégrer, profondément, que la menace appartient désormais au passé.
C’est précisément cette réalité qui m’a conduite à modifier progressivement ma pratique. Aujourd’hui, je considère souvent le corps comme le meilleur indicateur de l’endroit où se trouve encore le traumatisme. Non pas parce qu’il raconte le passé. Mais parce qu’il exprime le présent.
Elles nous indiquent où le système nerveux cherche encore à protéger la personne. Et c’est avec elles que nous allons travailler.
Pendant longtemps, les approches du psychotraumatisme ont parfois laissé penser qu’il fallait revivre intensément les émotions pour s’en libérer.
Mon expérience m’a progressivement amenée vers une autre manière de travailler.
Je ne cherche pas à provoquer une abréaction. Je ne cherche pas à faire pleurer. Je ne cherche pas à faire revivre le traumatisme. Je cherche à créer suffisamment de sécurité pour que le corps puisse, à son rythme, reprendre le mouvement qu’il avait dû interrompre.
C’est une nuance qui change profondément la manière d’accompagner. La séance devient moins dirigée. Plus attentive. Plus respectueuse. Nous suivons les réactions du système nerveux. Nous observons les sensations. Nous respectons les temps de pause. Nous apprenons à écouter ce qui cherche à émerger, sans jamais le forcer.
C’est également pour cette raison que j’ai choisi de proposer cette formation dans un format volontairement très confidentiel.
Je travaille avec une à trois personnes maximum, sur des demi-journées, afin de pouvoir m’adapter au rythme, aux questions et à l’expérience de chacun.
Cette approche ne s’apprend pas uniquement dans un support de cours.
Elle se découvre en observant, en échangeant, en expérimentant et en prenant le temps de comprendre ce que le corps nous montre.
Je souhaite que chaque participant puisse repartir non seulement avec des outils, mais surtout avec une autre manière de regarder ses patients. Et, peut-être, une autre manière d’écouter le vivant qui s’exprime à travers leur système nerveux.
Au cours de cette formation, nous allons progressivement déplacer notre attention. Non pas pour abandonner le récit du patient. Mais pour apprendre à écouter une autre partie de son histoire. Celle que raconte son corps. Une sensation n’est jamais anodine. Une oppression dans la poitrine. Une gorge qui se serre. Une respiration qui change. Une chaleur qui apparaît dans les mains. Une envie de bouger. Un poids dans le ventre.
Toutes ces manifestations deviennent de véritables portes d’entrée thérapeutiques.
Nous apprendrons à les accueillir sans chercher immédiatement à les interpréter. À les suivre avec curiosité. À observer leur évolution. À distinguer ce qui relève d’une simple tension musculaire de ce qui semble traduire une réponse du système nerveux.
Vous découvrirez comment accompagner ces sensations avec les stimulations bilatérales, comment favoriser leur transformation sans les forcer et comment laisser le corps terminer, parfois en quelques minutes, ce qu’il n’avait jamais eu l’occasion de vivre.
Il ne s’agit pas de rechercher une sensation particulière. Encore moins de provoquer une abréaction intense. Nous allons apprendre à faire confiance au langage du corps, à son intelligence et à sa capacité naturelle d’autorégulation lorsqu’il retrouve suffisamment de sécurité.
C’est probablement le principe qui a le plus transformé ma pratique. Pendant longtemps, j’avais tendance, comme beaucoup de thérapeutes, à vouloir accompagner le patient vers un objectif.
Aujourd’hui, je cherche d’abord à comprendre le rythme de son système nerveux. Parce qu’un système nerveux ne se brusque pas. Il se rencontre. Il s’apprivoise. Il apprend progressivement qu’il peut relâcher sa vigilance.
Cette formation vous permettra d’affiner votre observation clinique.
Vous apprendrez à reconnaître les signes d’une activation trop importante, à identifier les moments où le corps a besoin de ralentir, mais aussi ceux où il est prêt à poursuivre son mouvement.
Nous parlerons beaucoup de présence thérapeutique. De sécurité. Du rôle de la respiration. Des micro-changements qui passent souvent inaperçus alors qu’ils annoncent parfois les transformations les plus profondes.
Vous découvrirez également pourquoi il est souvent plus efficace de suivre le rythme du système nerveux que de chercher à atteindre rapidement un résultat. Car, paradoxalement, c’est souvent lorsque le patient cesse de se sentir poussé que son corps recommence à avancer.
C’est cette qualité de présence que je souhaite transmettre. Elle ne repose pas sur un protocole. Elle s’acquiert avec l’expérience, l’observation, les échanges et la pratique.
C’est aussi la raison pour laquelle cette formation est proposée en très petit groupe, avec une à trois personnes maximum.
Ce format me permet de prendre le temps d’observer votre manière de travailler, de répondre à vos questions, de réfléchir à vos situations cliniques et d’adapter les apprentissages à votre propre pratique.
Je ne souhaite pas transmettre une méthode figée. Je souhaite vous aider à développer votre propre regard thérapeutique, celui qui vous permettra, demain, d’écouter le corps de vos patients avec davantage de finesse, de confiance… et de justesse.
Cette formation n’a pas pour objectif d’enseigner l’EMDR de manière protocolaire.
Elle s’adresse à des thérapeutes qui connaissent les bases du travail sur le traumatisme, ou peut-être pratiquent déjà, et qui souhaitent enrichir leur regard clinique en intégrant davantage le corps dans leurs accompagnements.
Chaque demi-journée alterne apports théoriques, échanges, démonstrations et nombreuses mises en situation.
Nous aborderons notamment :
Une large place est laissée aux situations cliniques apportées par les participants.
Chaque formation évolue ainsi en fonction des besoins, des questions et de l’expérience des thérapeutes présents.
L’une des spécificités de cette formation est de ne pas se limiter à des cas fictifs ou à des démonstrations préparées.
Lorsque cela est possible, des personnes volontaires, souvent elles-mêmes thérapeutes, sont invitées à participer à certaines demi-journées afin de travailler sur une problématique réelle, dans un cadre bienveillant, sécurisé et confidentiel.
Ces démonstrations permettent d’observer la manière dont les sensations corporelles évoluent au cours d’une séance, comment le système nerveux réagit et de comprendre concrètement les choix thérapeutiques réalisés au fil de l’accompagnement.
Les participants peuvent ainsi assister à un véritable travail clinique, poser leurs questions et analyser ensemble les différentes étapes de la séance.
Je considère ces moments comme particulièrement riches, car ils permettent de passer de la théorie à la réalité du terrain, là où chaque personne, chaque corps et chaque histoire deviennent uniques.
Toutes les démonstrations sont réalisées exclusivement avec le consentement explicite des personnes concernées, dans le respect de leur rythme, de leur confidentialité et de leur sécurité.
Cette formation s’adresse aux professionnels de la relation d’aide qui souhaitent approfondir leur compréhension du traumatisme et intégrer davantage le travail corporel dans leur pratique.
Elle peut notamment intéresser :
Elle ne demande pas d’adopter une nouvelle méthode. Elle propose un changement de regard. Une autre manière d’écouter. Une autre manière d’observer. Une autre manière d’accompagner.
Je crois profondément que cette lecture du système nerveux peut enrichir de nombreuses pratiques thérapeutiques, quelles que soient les techniques déjà utilisées.
J’ai choisi de proposer cette transmission dans un format très différent des formations traditionnelles. Je ne souhaite pas intervenir devant une salle de plusieurs dizaines de personnes. Je préfère travailler avec une à trois personnes maximum, afin de pouvoir observer votre pratique, répondre à vos questions et adapter les échanges à votre expérience clinique.
Chaque demi-journée alterne théorie, démonstrations, réflexions cliniques, mises en situation et analyses de cas. L’objectif n’est pas de transmettre un protocole supplémentaire. Il est de vous aider à développer un autre regard sur le traumatisme, le système nerveux et les réactions corporelles.
2 demi-journées – 790 €
Une première immersion dans cette approche de l’EMDR centrée sur le corps.
Nous abordons les fondements de la lecture somatique, les réactions du système nerveux, le travail avec les sensations corporelles et les grands principes qui guideront ensuite votre pratique.
4 demi-journées – 1 490 €
Un travail plus approfondi permettant d’intégrer progressivement cette approche dans votre pratique quotidienne. Nous analysons de nombreuses situations cliniques, affinons votre lecture du corps, explorons les difficultés rencontrées en séance et adaptons les outils à votre manière de travailler.
Chaque parcours est volontairement limité à un très petit nombre de participants afin de préserver la richesse des échanges et de permettre un véritable accompagnement personnalisé.
Une formation ne transforme pas une pratique à elle seule. Les véritables apprentissages commencent souvent lorsque l’on retrouve ses patients. C’est à ce moment-là que surgissent les questions les plus intéressantes.
Pour permettre cette intégration progressive, je propose des séances de supervision individuelles.
Elles permettent de reprendre vos situations cliniques, de réfléchir ensemble à votre posture, d’affiner votre lecture du système nerveux et de poursuivre ce changement de regard commencé pendant la formation.
Tarif de la supervision : 100 € la séance d’une heure.
Je considère cette supervision comme le prolongement naturel de la formation. C’est souvent là que les apprentissages prennent véritablement vie.
Cette formation s’adresse à des thérapeutes qui souhaitent enrichir leur pratique et développer une lecture plus somatique du traumatisme.
Le nombre de places étant volontairement très limité, chaque parcours est organisé sur demande afin de respecter le rythme de chacun et de garantir un accompagnement de qualité.
Si vous souhaitez échanger sur votre projet, vérifier que cette formation correspond à votre pratique ou connaître les prochaines disponibilités, je vous invite à me contacter. Je serai heureuse d’échanger avec vous.
→ Demander des informations ou s’inscrire
Non. Cette formation ne délivre pas une certification EMDR et ne remplace pas les cursus officiels. Elle propose une approche complémentaire, centrée sur le travail du corps, des sensations et du système nerveux.
Il est préférable d’avoir une expérience du psychotraumatisme ou d’une approche thérapeutique telle que l’hypnose, les thérapies brèves ou l’EMDR. L’objectif est d’enrichir une pratique existante.
Oui. Elle s’intègre naturellement à l’EMDR, à l’hypnose, à la sexothérapie et à de nombreuses approches centrées sur la relation d’aide.
Parce que cette approche repose beaucoup sur l’observation clinique, les échanges et l’adaptation aux situations rencontrées par chaque thérapeute. Un petit groupe permet un véritable travail personnalisé, impossible dans une formation de plusieurs dizaines de participants.
Non. La théorie sert de base, mais une large place est consacrée aux démonstrations, aux échanges, aux situations cliniques et aux réflexions autour de votre propre pratique.
Oui. Des séances de supervision permettent d’intégrer progressivement cette approche dans votre pratique quotidienne, de reprendre vos cas cliniques et d’affiner votre regard thérapeutique.
Je ne souhaite pas transmettre une méthode de plus. J’aime transmettre une autre manière de regarder un patient, une autre manière d’écouter son corps… et peut-être une autre manière d’être thérapeute.
Je suis Sonia Reboul, sexothérapeute, psycho-praticienne en hypnose, psychothérapie émotivo-corporelle et thérapies brèves.
J’accompagne en consultation en ligne les femmes et les hommes confrontés à des difficultés sexuelles, relationnelles ou émotionnelles. Troubles de l’érection, éjaculation précoce, baisse du désir, douleurs pendant les rapports, vaginisme, anxiété de performance, difficultés de couple, traumatismes ou estime de soi : chaque accompagnement est adapté à votre histoire et à votre rythme.
Mon approche est intégrative. Elle associe la sexothérapie, l’hypnose, les thérapies brèves, l’EMDR, la thérapie narrative, le travail corporel et la relaxation, afin de prendre en compte la personne dans toutes ses dimensions.
Je crois profondément qu’une difficulté sexuelle ne définit jamais une personne. Comme l’écrivait Michael White, fondateur de la thérapie narrative : « La personne n’est pas le problème. Le problème est le problème. »
J’accorde une grande importance à une relation thérapeutique respectueuse, humaine et dénuée de jugements ou de visions normatives de la sexualité.
Les consultations se déroulent exclusivement en ligne, dans un cadre confidentiel et bienveillant.
Hypnose et sexothérapie en ligne
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