Sonia Reboul

HYPNOSE SEXOTHÉRAPIE EN LIGNE

Il durait moins de 30 secondes depuis quinze ans

Il durait moins de 30 secondes depuis quinze ans - Éjaculation précoce

Le témoignage d'un homme qui souffrait d'éjaculation précoce depuis quinze ans. Une histoire vraie pour comprendre ce qui entretient souvent le problème.

« Je suis éjaculateur précoce depuis 15, 20 ou 40 ans. Je pense que c’est trop tard pour que ça change. J’ai toujours été comme ça. »

C’est une phrase que j’entends très souvent en consultation. Beaucoup d’hommes éjaculateurs précoces finissent par considérer « leur éjaculation précoce » comme une fatalité. Ils s’y adaptent. Ils ont appris à éviter certaines situations et il ont développer des stratégies pour cacher leur difficulté. Parfois ils rejettent totalement la pénétration et préfèrent faire l’amour autrement. Parfois, ils renoncent même à consulter, persuadés que le problème est devenu « normal » puisqu’il est présent depuis si longtemps.

Pourtant, l’ancienneté d’un symptôme ne dit pas tout. Elle raconte une histoire. Des habitudes. Des mécanismes qui se sont installés. Mais elle ne signifie pas que le changement est impossible.

Au fil des années, j’ai accompagné des hommes qui vivaient cette difficulté depuis leur toute première relation sexuelle, voire même apprise dès les premières masturbations. D’autres depuis dix, quinze ou vingt ans. Et je me suis rapidement rendu compte que ce n’était pas toujours ceux qui souffraient depuis le plus longtemps qui avaient le plus de mal à évoluer.

Sommaire

Quand un symptôme devient une habitude de vie

Au début, l’éjaculation précoce est souvent vécue comme un problème ponctuel, qu’on met de coté ou qu’on se dise : « Ça passera à un moment… ». Beaucoup n’osent pas non plus en parler du tout. Puis les mois passent. Les années aussi.

Sans même s’en rendre compte, l’homme commence à adapter toute sa sexualité. Il évite certaines positions. Il préfère parfois certains préservatifs. Il accélère les préliminaires. Il pense déjà à la suite avant même que le rapport ne commence. Il surveille constamment son niveau d’excitation. Il cherche des techniques pour retarder l’éjaculation. Parfois même il n’ose plus faire l’amour du tout.

Progressivement, ces comportements deviennent automatiques. Ils ne demandent même plus de réflexion. Le corps les reproduit parce qu’il les connaît. Mais ce ne sont pas seulement des habitudes sexuelles qui s’installent. Ce sont aussi des habitudes de pensée.

  • « Ça va recommencer. »
  • « Je n’y arriverai jamais. »
  • « Je suis comme ça. »

À force d’entendre cette petite voix, beaucoup d’hommes finissent par croire qu’elle décrit la réalité. Alors qu’elle raconte seulement quinze années de répétition.

Le symptôme ne devient pas seulement un symptôme. Il devient une manière de se percevoir.

Pourquoi il n’est jamais trop tard pour consulter

Beaucoup d’hommes hésitent à consulter parce qu’ils pensent avoir attendu trop longtemps. Ils me disent : « Si ça fait quinze ans, c’est que c’est fichu. »

Je ne vois pas les choses ainsi. L’ancienneté d’une difficulté ne dit pas si elle évoluera ou non. Elle indique simplement depuis combien de temps le corps fonctionne de cette manière.

J’ai accompagné des hommes qui souffraient depuis leur toute première relation sexuelle. D’autres depuis plusieurs décennies. Et je constate souvent quelque chose de surprenant. Le changement ne dépend pas uniquement du nombre d’années. Il dépend surtout de ce qui entretient encore aujourd’hui la difficulté.

Certaines personnes évoluent rapidement parce qu’elles comprennent enfin ce qui se joue. D’autres auront besoin de davantage de temps.

Chaque histoire de sexualité masculine est différente.

C’est aussi pour cette raison que je me méfie des promesses du type :

« Trois séances suffisent. »

Ou, à l’inverse :

« Après quinze ans, il n’y a plus rien à faire. »

La réalité est beaucoup plus nuancée.

Ce que nous travaillons réellement

Lorsqu’un homme consulte après quinze ou vingt ans de difficultés, on ne va pas à effacer quinze ans de sa vie. On cherche à comprendre ce qui, aujourd’hui, maintient encore ce fonctionnement.

  • Est-ce la peur de décevoir ?
  • L’anticipation ?
  • Une pression de performance devenue permanente ?
  • Une rupture ancienne qui n’a jamais vraiment été dépassée ?
  • Une vision très limitée de la sexualité ?
  • Une difficulté plus générale à lâcher le contrôle ?
  • Ou simplement un système nerveux qui est resté, au fil des années, dans un état d’hypervigilance pendant les rapports ?

C’est là que le travail devient passionnant. Parce qu’il ne consiste pas seulement à faire durer la pénétration quelques minutes de plus. Il consiste à permettre au corps de vivre progressivement une expérience différente.

  • Une expérience où il n’a plus besoin d’anticiper.
  • Plus besoin de surveiller.
  • Plus besoin de réussir.

À mes yeux, c’est souvent à cet endroit que les choses commencent réellement à changer. Car lorsqu’un homme découvre qu’il peut vivre sa sexualité autrement, ce ne sont pas seulement quelques secondes qui évoluent.

C’est toute sa relation à son corps, à son plaisir et parfois à lui-même qui commence à se transformer.

L’histoire ne détermine pas toujours l’avenir

Cette phrase est au coeur de mon travail de thérapeute. Notre société nous a donné cette tendance à croire que ce qui s’est répété pendant des années continuera forcément à se reproduire. C’est une manière très humaine de penser.

➫ Lorsque chaque rapport sexuel s’est terminé de la même façon pendant dix ou quinze ans, il devient difficile d’imaginer un autre scénario.

Pourtant, notre histoire, même sexuelle, n’est pas notre destin. Elle explique en partie comment nous en sommes arrivés là. Ça oui. Seulement, elle n’explique pas forcément où nous irons ensuite.

J’ai accompagné des hommes qui étaient persuadés que leur corps ne changerait jamais. Ils avaient tout essayé. Ils avaient fini par s’habituer à cette idée. Et puis, un jour, quelque chose évolue.

Non, ils n’ont enfin trouvé une technique miracle. Ils ont commencé à vivre leur sexualité autrement. Le système nerveux découvre progressivement qu’il existe une autre manière d’être en relation, une autre manière de ressentir, une autre manière d’habiter son corps.

C’est souvent beaucoup plus profond qu’un simple apprentissage du contrôle.

Retrouver progressivement confiance

C’est, à mon sens, un des plus beau objectif de tout travail thérapeutique ou sexothérapeutique. Il faut savoir, à propos de la confiance, qu’ellene revient pas parce qu’un rapport s’est mieux passé que les autres. Non, la confiance se reconstruit petit à petit. À travers une succession d’expériences différentes.

Au début, il s’agit parfois simplement de remarquer que l’on respire davantage. Que l’on pense un peu moins. Que l’on reste davantage présent à ses sensations. Puis viennent des rapports où l’on se surprend à ne plus surveiller constamment le moment où tout pourrait s’arrêter. Le corps découvre alors qu’il peut faire autrement.

Reprendre confiance en soi, en son corps, en son érection, sa régulation de l’excitation ne consiste pas à être certain que tout sera parfait. Cela consiste plutôt à savoir que, même si une difficulté réapparaît, elle ne remet plus en question toute votre valeur ni toute votre sexualité.

C’est probablement l’un des changements les plus importants que j’observe.

Les hommes ne deviennent pas seulement plus sereins parce qu’ils durent davantage. Ils deviennent plus sereins parce qu’ils cessent enfin de se définir par leur symptôme.

Quand consulter ?

Si vous vivez avec cette difficulté depuis plusieurs années… Si vous avez essayé de nombreuses méthodes sans obtenir de résultat durable… Si vous avez fini par penser que « c’est votre nature » ou que « vous serez toujours comme ça »… Je vous encourage à ne pas rester seul avec cette conclusion.

Consulter ne signifie pas repartir de zéro. Au contraire. Toute votre histoire est précieuse. Elle nous aide à comprendre comment cette difficulté s’est installée, mais aussi pourquoi elle est restée présente si longtemps.

En consultation, nous ne cherchons pas uniquement à gagner quelques minutes. Nous essayons de comprendre ce que votre corps répète depuis toutes ces années. Et surtout, pourquoi il continue à le faire aujourd’hui.

Car ce n’est pas parce qu’un symptôme est ancien qu’il est immuable. Le système nerveux continue d’apprendre tout au long de la vie. Nos expériences continuent de nous transformer. Et c’est précisément cette capacité d’évolution qui me donne, chaque semaine, de bonnes raisons de rester optimiste pour les hommes que j’accompagne.

🌿 Hypnose et exercices guidés

Lorsqu’une éjaculation précoce est présente depuis plusieurs années, beaucoup d’hommes pensent que leur corps est définitivement « programmé » ainsi. Pourtant, un système nerveux peut apprendre, évoluer et retrouver progressivement d’autres fonctionnements.

Plus qu’une question de durée, il s’agit souvent de comprendre les automatismes qui se sont construits au fil du temps… puis d’en créer de nouveaux.

Programme complet Éjaculation Précoce

Ce programme associe des séances d’hypnose, des exercices guidés et des explications concrètes pour aider votre corps à sortir progressivement des automatismes installés depuis parfois de nombreuses années.

👉 Découvrir le Programme complet Éjaculation Précoce

Séances complémentaires

Pack « Tenir plus longtemps »

Pour retrouver progressivement davantage de présence, de calme et de confiance pendant les rapports.

Maîtrise totale et contrôle absolu de l’éjaculation

Une séance destinée à diminuer la pression de performance et à sortir progressivement des automatismes qui entretiennent la difficulté.


Un comportement répété pendant quinze ans n’est pas une condamnation. C’est un apprentissage… et tout apprentissage peut évoluer.

Hypnose et sexothérapie en ligne

© Tous droits réservés Sonia Reboul

Je suis Sonia Reboul, sexothérapeute, psycho-praticienne en hypnose, psychothérapie émotivo-corporelle et thérapies brèves.

Hypnose sexologie en ligneJ’accompagne en consultation en ligne les femmes et les hommes confrontés à des difficultés sexuelles, relationnelles ou émotionnelles. Troubles de l’érection, éjaculation précoce, baisse du désir, douleurs pendant les rapports, vaginisme, anxiété de performance, difficultés de couple, traumatismes ou estime de soi : chaque accompagnement est adapté à votre histoire et à votre rythme.

Mon approche est intégrative. Elle associe la sexothérapie, l’hypnose, les thérapies brèves, l’EMDR, la thérapie narrative, le travail corporel et la relaxation, afin de prendre en compte la personne dans toutes ses dimensions.

Je crois profondément qu’une difficulté sexuelle ne définit jamais une personne. Comme l’écrivait Michael White, fondateur de la thérapie narrative : « La personne n’est pas le problème. Le problème est le problème. »

J’accorde une grande importance à une relation thérapeutique respectueuse, humaine et dénuée de jugements ou de visions normatives de la sexualité.

Les consultations se déroulent exclusivement en ligne, dans un cadre confidentiel et bienveillant.

Vous souhaitez en savoir plus ?