Sonia Reboul

HYPNOSE SEXOTHÉRAPIE EN LIGNE

Je n'arrive pas à éjaculer avec ma partenaire

Pourquoi je n'arrive pas à éjaculer avec ma partenaire ?

Vous éjaculez seul mais pas avec votre partenaire ? Stress, porno, pression, excitation, émotions... Découvrez les causes les plus fréquentes et les solutions.

« Je bande. J’ai envie d’elle. Je prends du plaisir. Mais impossible d’éjaculer. »

Cette situation dans la sexualité est beaucoup plus fréquente qu’on ne l’imagine. Et pourtant, beaucoup d’hommes n’osent pas en parler.

Ils ont souvent peur du regard de l’autre, du jugement de l’autre. Peur que leur partenaire pense qu’elle ne les excite pas ou qu’ils ne la désirent plus. qu’ils préfèrent la masturbation, le porno ou pire, peut-être qu’il y a un problème de santé plus grave…

Je rencontre pourtant de nombreux hommes qui vivent exactement la même chose et qui osent venir en parler de séance de sexothérapie.

Beaucoup quittent le rapport sexuel avant même d’avoir joui, certains m’ont raconté qu’ils ont déjà simulé l’orgasme. et d’autres se masturbent ensuite en cachette. Les plus endurants, ou persévérants prolongent la pénétration pendant trente ou quarante minutes, jusqu’à l’épuisement, dans l’espoir que « ça finisse par venir ».

Cette difficulté de jouir, d’éjaculer est souvent source d’incompréhension des deux côtés. L’homme culpabilise. Sa partenaire se remet en question. Et plus chacun cherche une explication – ensemble, ou chacun dans sa tête… plus la pression augmente.

Pourtant, dans la grande majorité des situations, il ne s’agit ni d’un manque de désir ni d’un manque d’amour. Les causes sont souvent beaucoup plus complexes. C’est ce dont nous allons parler dans cet article.

Sommaire

Pourquoi l’éjaculation peut devenir difficile malgré le désir

Lorsqu’un homme n’arrive pas à éjaculer avec sa partenaire, la première explication qui lui vient souvent à l’esprit est : « Peut-être que je ne la désire pas assez. »

Sa partenaire se pose souvent la même question. « Est-ce que je ne lui plais plus ? »

Pourtant, dans la majorité des situations que je rencontre en consultation, ce n’est pas ce qui se passe. Ces hommes ont envie de leur partenaire. Ils ont une érection, sont excités et prennent du plaisir. Mais ils ont l’impression que quelque chose bloque.

Ça monte. Encore. Puis encore. Sans jamais franchir la dernière étape, ce fameux point de non retour. Certains me disent :

« J’avais l’impression d’être à deux doigts d’y arriver… pendant vingt minutes. »

D’autres :

« J’étais excité, mais ça ne basculait jamais. »

Ou encore :

« Je suis resté bloqué tout le rapport. »

Et là, j’utilise cette image en consultation :

Imagine une échelle de l’excitation de 0 à 10. Au début du rapport, l’excitation monte progressivement.

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Puis, chez la plupart des hommes, arrive le le point de non-retour. À partir de ce moment-là, l’éjaculation devient inévitable.

La plupart du temps, ce passage se fait naturellement. Mais dans certaines situations, l’excitation semble rester bloquée juste avant, un peu comme si le corps n’osait jamais franchir cette dernière marche, comme s’il reste coincé dans une excitation intense… sans parvenir à s’y abandonner complètement.

La question n’est alors plus : « Pourquoi je suis bloqué ? »

Mais plutôt :

« Qu’est-ce qui empêche mon corps d’aller jusqu’au bout de cette excitation ? »

Et c’est souvent là que les réponses deviennent beaucoup plus intéressantes.

Stress, contrôle et difficulté à lâcher prise

« Plus j’essaie de jouir… moins j’y arrive. » Cette phrase résume presque tout. Car évidemment, faire l’amour demande une part de lâcher-prise. À un moment, il faut accepter de ne plus tout contrôler et s’abandonner.

Mais lorsque le cerveau reste en permanence dans l’analyse, dans la performance, dans l’observation, comme je dis souvent « au travail », ce lâcher-prise devient très difficile.

Pendant le rapport, certains hommes ne sont presque jamais dans leurs sensations.

  • Ils réfléchissent.
  • Ils se demandent si leur partenaire prend du plaisir.
  • S’ils vont tenir suffisamment longtemps.
  • S’ils doivent changer de position.
  • S’ils sont un bon amant.
  • S’ils stimulent correctement leur partenaire.
  • Ou ils attendent qu’elle atteignent d’abord elle-même un orgasme.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas être complètement dans l’analyse… et complètement dans ses sensations. J’entends souvent des hommes me dire : « J’ai l’impression de regarder le rapport de l’extérieur. » Ou : « Je pense tellement à réussir que j’oublie de profiter de mon plaisir. »

La difficulté qui se rajoute au fil du temps est que certains développent même une nouvelle inquiétude : « Est-ce que je vais réussir à jouir cette fois ? » Et cette pensée devient, à son tour, une source de pression. Le cercle vicieux s’est installé.

Le rapport ne consiste plus seulement à partager un moment de plaisir. Il devient un objectif à atteindre. Un peu comme si le cerveau disait au corps : « Allez… maintenant, il faut que tu jouisses. », comme on se dirait « allez, maintenant, il faut que tu aies faim, ou que tu transpires, ou que tu dormes ». Ça ne fonctionne malheureusement pas comme ça… Le plaisir ne fonctionne pas sur ordre. Plus on cherche à le provoquer volontairement, plus il semble parfois s’éloigner.

C’est l’une des raisons pour lesquelles, en consultation, nous ne travaillons pas uniquement sur l’éjaculation. Nous essayons de comprendre pourquoi le cerveau a autant de mal à quitter son rôle de contrôleur. Car très souvent, ce n’est pas le corps qui empêche l’éjaculation. C’est l’impossibilité de s’autoriser, enfin, à ne plus tout maîtriser.

Pornographie, masturbation et habitudes sexuelles

Lorsque j’aborde le sujet du porno et des habitudes de masturbation en consultation, beaucoup d’hommes se mettent immédiatement sur la défensive car ils pensent que je vais leur dire qu’il faut arrêter le porno ou la masturbation.

Et bien non ! Bien sûr que non. La masturbation est une pratique normale, saine et naturelle. Et la pornographie n’explique pas, à elle seule, toutes les difficultés sexuelles.

En revanche, j’explique en séance que notre cerveau apprend en permanence. Et lorsqu’un même fonctionnement se répète pendant des années, il finit parfois par devenir une habitude.

Je rencontre par exemple des hommes qui se masturbent toujours de la même manière, en regardant un porno, en étant presque davantage dans les images du film que dans leur corps. Alors ils se masturbent très rapidement, avec une pression très forte, sans variations, parfois toujours dans les mêmes conditions, et les mêmes images, le même fantasme.

Le cerveau associe alors progressivement l’orgasme et l’éjaculation à ce contexte très particulier ➫ une stimulation précise à  un rythme précis, avec une manière précise d’utiliser son corps. C’est réglé comme du papier à musique.

Puis arrive la sexualité à deux. Avec un(e) partenaire, le rythme est différent, les sensations sont différentes et les enjeux sont différents ! Le corps bouge autrement. Les stimulations changent. Et le cerveau doit apprendre quelque chose de nouveau.

Chez certains hommes, cette transition se fait naturellement. Chez d’autres, elle demande un véritable réapprentissage.

➫ Il y a également ces hommes qui regardent tellement ce qui se passe sur leur écran… qu’ils finissent par moins sentir ce qui se passe dans leur propre corps. Ils connaissent parfaitement les vidéos qui les excitent. Mais beaucoup moins les sensations qui annoncent progressivement leur propre montée du plaisir.

On ne va pas diaboliser le porno. Il fait partie de notre société. On peut surtout de se demander : Comment mon cerveau a-t-il appris à fonctionner dans ma sexualité ? Et surtout : Est-ce que cette manière de faire correspond encore à la sexualité que j’aimerais vivre aujourd’hui ? Parce que ça, oui, on peut le changer.

Quand le corps reste centré sur l’autre plutôt que sur ses propres sensations

C’est probablement l’une des situations que j’observe le plus souvent. Beaucoup d’hommes pensent qu’être un bon amant consiste à penser d’abord à leur partenaire.

  • Ils surveillent son plaisir.
  • Ses réactions.
  • Sa respiration.
  • Ses gémissements.
  • Ils cherchent la meilleure position.
  • Le bon rythme.
  • Le bon geste.
  • Ils veulent tellement lui faire plaisir… qu’ils finissent parfois par s’oublier complètement.

J’entends souvent des phrases comme : « J’étais tellement concentré sur elle que je ne savais même plus où j’en étais. » Ou : « Je pensais davantage à son plaisir qu’au mien. »

Bien sûr, s’intéresser à l’autre fait partie de la sexualité à deux. Le problème apparaît lorsque toute l’attention reste tournée vers lui. Car l’éjaculation n’est pas une récompense que le cerveau décide d’accorder lorsque le partenaire est satisfait.

C’est aussi une expérience profondément corporelle pour laquelle il est nécessaire d’être connecté à ce que l’on ressent.

  • À son souffle.
  • À son bassin.
  • À la manière dont l’excitation évolue.
  • À ces petits changements qui annoncent progressivement la montée du plaisir.

J’aime à dire que la sexualité à deux se doit d’être un aller-retour de soi à l’autre, afin d’installer ce partage de vibrations, d’énergie, de sensations.

Au fil du temps, je remarque souvent que chez certains hommes, cette connexion est devenue très faible. Ce sont des amants qui savent parfaitement observer leur partenaire, lui donner du plaisir, analyser à la couleur de leurs joues où elles en sont sur leur échelle de la jouissance…. Mais qui ont beaucoup plus de mal à répondre à une question pourtant essentielle : « Qu’est-ce que toi, tu es en train de ressentir ? »

En consultation, c’est souvent l’un des premiers réapprentissages. Revenir progressivement dans ses propres sensations, dans cet aller-retour de soi à l’autre. Je saise qu’une sexualité partagée suppose que chacun puisse aussi habiter pleinement son propre corps.

Le problème n’est pas que le corps ne sait plus éjaculer.

C’est qu’il a parfois appris à ne plus s’abandonner.

Le poids des émotions, de la peur et de l’histoire personnelle

Nous avons abordé le sur-contrôle de la sexualité, les habitudes de masturbation avec le porno, il existe également une histoire beaucoup plus personnelle, racontée par le corps des hommes.

En consultation, je rencontre des hommes qui ont appris très tôt à cacher leurs émotions, à ne pas pleurer, à rester forts et/ou à ne jamais perdre le contrôle. D’autres encore ont connu des expériences douloureuses qu’il ne fallait surtout pas exprimés : une rupture difficile, une infidélité, une première expérience mal vécue ou simplement plusieurs situations qui leur ont appris à rester constamment sur leurs gardes. Certains ont vécu une éducation autour de la sexualité très culpabilisante, voire humiliante.

Petit à petit, ces « noeuds », blocages, traumas, vécus amènent à construire une armure, une carapace qui s’invite aussi dans la sexualité.

Le corps reste en vigilance. Il observe. Il contrôle. Il analyse. Il réfléchit.

Et il devient parfois très difficile de franchir cette dernière étape qui demande justement… de lâcher prise, de s’abandonner. Beaucoup de cess hommes vivent très intensément leurs relations, ont peur de décevoir, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas réussir à donner suffisamment de plaisir. Ils veulent tellement bien faire qu’ils finissent par rester dans leur tête pendant tout le rapport sexuel.

À cet instant, ils ne vivent plus seulement leur sexualité. Ils essaient de réussir quelque chose.

Et lorsque le cerveau reste en permanence aux commandes, le corps a parfois beaucoup de mal à aller jusqu’à l’orgasme et l’éjaculation.

Il est bon de noter que cette difficulté d’accès à l’orgasme s’accompagne parfois d’autres troubles tels que :

Le corps ne se sent plus suffisamment en sécurité pour s’abandonner complètement.

Comment retrouver une éjaculation naturelle ?

La plupart des hommes qui me consultent arrivent avec une question très simple : « Comment faire pour réussir à éjaculer avec ma chérie (pendant la pénétration) ? »

Lors de la première séance, nous tentons d’abord de comprendre ensemble pourquoi l’orgasme et l’éjaculation ne viennent pas ou plus naturellement. on peut se poser ces questions :

  • Qu’est-ce qui maintient le cerveau en état d’alerte ?
  • Pourquoi le corps reste-t-il autant dans le contrôle ?
  • Quelles conditions existent pendant la masturbation qui n’existent plus dans la sexualité à deux ? (pression, rythme, lubrification, habitudes, pensées,maintien de l’attention, anxiété et peurs, …)
  • Pourquoi est-il devenu si difficile de simplement ressentir ?
  • Y’a-t-il eu un événement déclencheur ?

Selon les situations, nous pouvons travailler sur les habitudes de masturbation. Sur la consommation de pornographie. Sur le stress. Sur les émotions. Sur les croyances autour de la sexualité. Sur le système nerveux. Ou encore sur la manière de retrouver progressivement une attention plus fine à ses propres sensations.

L’objectif est de créer les conditions dans lesquelles elle peut réapparaître naturellement.

Le corps des hommes n’a pas oublié comment éjaculer. Il a peut-être simplement appris, au fil du temps, un fonctionnement qui ne lui permet plus d’y accéder facilement.

Quand consulter ?

Je tiens également à préciser et c’est très important qu’il est tout à fait normal qu’il arrive, de temps en temps, de ne pas réussir à éjaculer.

  • La fatigue.
  • Le stress.
  • L’alcool, drogues.
  • Certains médicaments.
  • Ou simplement le contexte peuvent l’expliquer ponctuellement.

En revanche, si cette difficulté devient répétitive, qu’elle provoque de la souffrance ou qu’elle commence à abîmer votre confiance en vous ou votre relation de couple, il peut être utile d’en parler. D’autant plus qu’il existe rarement une cause unique et que chaque histoire est différente. Certains hommes auront surtout besoin de modifier des habitudes sexuelles devenues très automatiques. D’autres devront retrouver davantage de sécurité dans leur relation. D’autres encore auront besoin de comprendre comment leur histoire, leurs émotions ou leur manière de vivre la sexualité influencent aujourd’hui leur corps.

Lorsque le corps retrouve suffisamment de sécurité pour s’abandonner à un plaisir nouveau, il retrouve aussi sa capacité à vivre une sexualité beaucoup plus libre.

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Je suis Sonia Reboul, sexothérapeute, psycho-praticienne en hypnose, psychothérapie émotivo-corporelle et thérapies brèves.

Hypnose sexologie en ligneJ’accompagne en consultation en ligne les femmes et les hommes confrontés à des difficultés sexuelles, relationnelles ou émotionnelles. Troubles de l’érection, éjaculation précoce, baisse du désir, douleurs pendant les rapports, vaginisme, anxiété de performance, difficultés de couple, traumatismes ou estime de soi : chaque accompagnement est adapté à votre histoire et à votre rythme.

Mon approche est intégrative. Elle associe la sexothérapie, l’hypnose, les thérapies brèves, l’EMDR, la thérapie narrative, le travail corporel et la relaxation, afin de prendre en compte la personne dans toutes ses dimensions.

Je crois profondément qu’une difficulté sexuelle ne définit jamais une personne. Comme l’écrivait Michael White, fondateur de la thérapie narrative : « La personne n’est pas le problème. Le problème est le problème. »

J’accorde une grande importance à une relation thérapeutique respectueuse, humaine et dénuée de jugements ou de visions normatives de la sexualité.

Les consultations se déroulent exclusivement en ligne, dans un cadre confidentiel et bienveillant.

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