Sonia Reboul

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Qu'est ce que l'anxiété de validation émotionnelle

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Qu'est ce que l'anxiété de validation émotionnelle ?

Toujours besoin d'être rassuré, aimé ou validé ? Découvrez comment l'anxiété de validation émotionnelle influence les relations, la sexualité et l'estime de soi.

Il existe clairement une question que beaucoup de personnes se posent… sans jamais l’exprimer clairement à l’autre : « Est-ce que je compte vraiment pour lui ? » Ou : « Est-ce qu’elle m’aime encore ? »

Chez certaines personnes, cette question apparaît de temps en temps. Puis disparaît. Chez d’autres, elle revient sans cesse. Après un silence. Après une dispute. Après un rapport sexuel. Après un message resté sans réponse. Ou simplement parce que l’autre semble un peu plus fatigué que d’habitude.

J’utilise souvent l’expression anxiété de validation émotionnelle pour décrire ce fonctionnement. Attention, il ne s’agit pas d’un diagnostic médical. C’est une manière de comprendre ce que vivent certaines personnes qui ont constamment besoin d’être rassurées sur leur place dans la relation.

Ces personnes n’ont pas un « problème ». Le problème, c’est que leur cerveau continue à chercher des preuves. Des preuves qu’elles sont aimées. Désirées. Importantes.

Et cette recherche permanente finit parfois par envahir tout leur esprit, toutes les pensées, mais aussi toute la relation, le couple. Et, bien sûr, rejaillit sur la sexualité.

Sommaire

Qu’est-ce que l’anxiété de validation émotionnelle ?

Avez-vous déjà relu plusieurs fois un message en vous demandant : « Pourquoi il m’a juste répondu ça ? » Ou attendu une réponse en imaginant déjà le pire ? Ou encore ressenti un immense soulagement en recevant simplement un : « Je t’aime. »

Nous avons tous besoin d’être aimés. D’être choisis. D’avoir le sentiment de compter pour quelqu’un. C’est profondément humain.

Le problème apparaît lorsque ce besoin devient presque impossible à apaiser. J’utilise souvent l’expression anxiété de validation émotionnelle pour décrire ce fonctionnement. C’est une manière de comprendre ce que vivent certaines personnes qui ont constamment besoin de vérifier qu’elles sont encore aimées, désirées ou importantes pour l’autre. Comme si les preuves d’hier ne suffisaient jamais.

On pourrait se dire : ces personnes sont capricieuses. Ou manipulatrices. Ou angoissées, ne avent pas lâcher-prise ou sont dépendantes affectives… C’est à la mode.

C’est simplement que pour elles, le sentiment d’être aimé s’efface très vite. Le cerveau repart alors à la recherche de nouvelles preuves. Une attention. Un compliment. Un message. Une caresse. Un rapport sexuel. Comme si chaque geste devait répondre à une seule question : « Est-ce que je compte toujours pour toi ? »

Quand on cherche constamment des preuves d’amour

Évidemment, cette recherche de validation est rarement consciente. La plupart des personnes ne se réveillent pas le matin en se disant : « Aujourd’hui, j’ai besoin d’être rassuré. »

Elles cherchent simplement à calmer une inquiétude. Alors elles observent. Les messages. Le ton de la voix. Le regard. La fréquence des rapports sexuels. Les compliments. Les petites attentions. Tout peut devenir un indice.

Un message plus court que d’habitude. L’émoji cœur qui disparaît. Un « bonne nuit » oublié. Une journée plus chargée. Et le cerveau commence à construire des scénarios.

  • « Il est plus distant. »
  • « Elle ne me désire plus. »
  • « J’ai fait quelque chose de travers. »

À partir de là, les comportements se multiplient. On demande discrètement si tout va bien. On cherche à faire plaisir. On envoie un nouveau message. On se montre plus disponible. On devient parfois jaloux. Ou, au contraire, on prend ses distances pour ne pas montrer combien on souffre.

Le paradoxe, c’est que ces comportements finissent parfois par fatiguer la relation.

Pas parce que l’amour manque. Mais parce qu’il faut sans cesse en apporter de nouvelles preuves. Aucune relation ne peut rassurer quelqu’un vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Aucun partenaire ne peut empêcher tous les doutes. Et plus on cherche à obtenir une certitude définitive… Plus cette certitude semble nous échapper.

En consultation, je retrouve souvent ce fonctionnement dans la sexualité.

Certaines personnes ne cherchent pas uniquement du plaisir. Elles cherchent aussi, inconsciemment, à être rassurées. À vérifier qu’elles sont toujours désirées. Qu’elles plaisent encore. Que la relation est solide. Et c’est souvent à partir de là que la sexualité commence à porter un poids qui n’est plus seulement… celui du désir.

Pourquoi la sexualité devient parfois une validation

Pour la plupart des couples, faire l’amour est un moment de plaisir, de complicité ou d’intimité. Mais, chez certaines personnes, la sexualité finit par porter une autre fonction. Elle devient une preuve. Une preuve que l’on est encore désiré. Encore aimé. Encore choisi.

J’entends parfois des phrases comme : « S’il n’a pas envie de moi, c’est qu’il ne m’aime plus. » Ou : « Si elle refuse ce soir, c’est que je ne lui plais plus. »

À partir de là, le rapport sexuel ne raconte plus seulement le désir. Il raconte toute la relation. Un refus devient un rejet. Une baisse de libido devient une preuve que l’amour disparaît. Un partenaire fatigué devient un partenaire qui s’éloigne.

La sexualité porte alors un poids immense.

Alors que lorsqu’on sait que le désir est vivant, qu’il évolue, qu’il varie selon les périodes de la vie et qu’il est susceptible d’être endormi par le stress, la fatigue, les enfants, le travail, les soucis de santé ou les émotions…. Et c’est normal!

Aucun couple ne peut avoir exactement le même désir, au même moment, toute sa vie. Lorsque chaque rapport devient une preuve d’amour, les conséquences sont souvent les mêmes.

On se met à faire l’amour pour rassurer l’autre. Ou pour se rassurer soi-même. Et, petit à petit, le plaisir passe au second plan.

Je crois que c’est l’une des raisons pour lesquelles certaines difficultés sexuelles apparaissent.

Ce n’est pas toujours (loin de là), le corps qui fonctionne mal. C’est souvent parce que ce même corps porte une responsabilité qui ne lui appartient pas. Faire l’amour ne devrait jamais avoir à répondre à cette question : « Est-ce que tu m’aimes encore ? »

D’où vient ce besoin permanent d’être rassuré ?

Il n’existe pas une seule réponse. Nous avons tous une histoire différente. Chez certaines personnes, ce besoin est lié à une enfance où les relations étaient imprévisibles. Chez d’autres, il apparaît après une rupture difficile. Une infidélité. Un deuil. Un harcèlement. Ou une relation dans laquelle elles se sont senties rejetées, humiliées ou insuffisantes.

Parfois, il n’y a même pas un grand événement. Simplement une accumulation de petites expériences qui ont laissé une même empreinte : « L’amour peut disparaître. » Le cerveau devient alors très attentif. Il cherche à anticiper. À détecter les premiers signes d’un éloignement. Il croit nous protéger. En réalité, il nous maintient souvent dans une vigilance permanente.

J’aime comparer cela à un détecteur de fumée devenu beaucoup trop sensible. À l’origine, il est là pour nous avertir d’un danger. Mais, avec le temps, il se met à sonner pour une simple vapeur d’eau.

  • Un message un peu plus court.
  • Une journée où l’autre est moins disponible.
  • Un rapport sexuel refusé.
  • Une soirée entre amis.

Tout devient une alerte. Et lorsqu’un cerveau vit ainsi, il cherche naturellement à être rassuré. Encore. Puis encore.

Le paradoxe, c’est qu’aucune preuve d’amour n’est capable de calmer définitivement cette inquiétude. Parce que le problème ne vient pas d’un manque d’amour. Il vient d’un système de protection qui continue à croire qu’il faut surveiller la relation pour éviter de souffrir.

C’est précisément pour cette raison qu’en consultation, nous ne cherchons pas uniquement à rassurer. Nous essayons surtout de comprendre pourquoi cette alarme est devenue aussi sensible. Car lorsqu’elle retrouve progressivement son juste réglage, les relations deviennent souvent beaucoup plus simples. Et beaucoup plus libres.

Je pense qu’il faut finir en évitant le cliché :

« Il faut apprendre à s’aimer soi-même. »

C’est vrai… mais ça ne dit rien. Ce qui est intéressant, c’est de montrer que le but n’est pas de ne plus avoir besoin de l’autre. Nous en avons tous besoin.

Le but est que notre sécurité ne dépende plus exclusivement des réactions de l’autre.

Peut-on sortir de cette recherche permanente ?

Oui. Et heureusement. Je me souviens d’une femme d’âge mûr qui me racontait que tous ces couples finissaient par être cariés par cette anxiété relationnelle. Quelques séances, avec notamment un travail en EMDR somatique ont permis d’y mettre fin et de retrouver pour elle une confiance, une sérénité face à la relation.

C’est un travail, sur soi, sur sa vision du monde et de l’autre. Cela ne se fait pas en décidant, du jour au lendemain, de ne plus avoir besoin d’être rassuré.

Nous avons tous besoin d’amour. Tous besoin d’être désirés. Tous besoin de sentir que nous comptons pour quelqu’un. Nous sommes des êtres de liens.

Le problème n’est donc pas de rechercher du réconfort. Le problème apparaît lorsque notre équilibre dépend presque entièrement des réactions de l’autre. D’un message. D’un compliment. D’un rapport sexuel. D’un regard. Ou d’un simple « je t’aime ».

En consultation, nous ne supprimons pas ce besoin de lien, d’amour, de contact. Surtout pas! Sinon, nous risquons de devenir des robots! Nous cherchons plutôt à comprendre pourquoi il est devenu si envahissant. Pourquoi un silence provoque autant d’angoisse. Pourquoi un refus fait autant souffrir. Pourquoi il devient si difficile de croire l’autre lorsqu’il dit simplement : « Je t’aime. »

Petit à petit, les personnes découvrent qu’il est possible de vivre les relations autrement. De supporter un doute sans chercher immédiatement à le faire disparaître. De laisser de la place à l’incertitude. D’accepter que l’amour ne puisse pas être prouvé en permanence.

Car, au fond, une relation ne se construit pas grâce à une accumulation de preuves. Elle se construit grâce à la confiance. Et la confiance, contrairement à la validation, ne demande pas d’être renouvelée à chaque instant.

Quand consulter ?

Il est normal de traverser des périodes où l’on a davantage besoin d’être rassuré. Après une rupture. Une infidélité. Un deuil. Une période de stress. Ou simplement lorsque la relation traverse un moment difficile.

En revanche, si vous avez le sentiment que cette inquiétude est présente presque en permanence, qu’elle influence vos réactions, vos relations ou votre sexualité, il peut être utile d’en parler. Peut-être vous reconnaissez-vous dans plusieurs de ces situations :

  • Vous avez besoin d’être souvent rassuré sur les sentiments de votre partenaire.
  • Vous interprétez facilement les silences, les messages ou les changements de comportement comme des signes de rejet.
  • Vous avez du mal à croire les preuves d’amour, même lorsqu’elles sont nombreuses.
  • Vous vivez un refus sexuel ou une baisse de désir comme une remise en question de votre valeur.
  • Vous avez le sentiment que votre bien-être dépend beaucoup de l’attitude de votre partenaire.

En consultation, nous ne cherchons pas à vous convaincre que vous n’avez aucune raison d’avoir peur. Nous essayons de comprendre pourquoi votre cerveau continue à réclamer autant de preuves pour se sentir en sécurité.

Car, très souvent, le véritable changement n’est pas de recevoir davantage de validation. C’est de découvrir que l’on peut continuer à se sentir aimé… même lorsque l’autre n’est pas en train de nous le prouver.

Je crois que c’est à ce moment-là que les relations deviennent plus apaisées. On cesse progressivement de chercher des preuves. On commence enfin à vivre le lien.

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Je suis Sonia Reboul, sexothérapeute, psycho-praticienne en hypnose, psychothérapie émotivo-corporelle et thérapies brèves.

Hypnose sexologie en ligneJ’accompagne en consultation en ligne les femmes et les hommes confrontés à des difficultés sexuelles, relationnelles ou émotionnelles. Troubles de l’érection, éjaculation précoce, baisse du désir, douleurs pendant les rapports, vaginisme, anxiété de performance, difficultés de couple, traumatismes ou estime de soi : chaque accompagnement est adapté à votre histoire et à votre rythme.

Mon approche est intégrative. Elle associe la sexothérapie, l’hypnose, les thérapies brèves, l’EMDR, la thérapie narrative, le travail corporel et la relaxation, afin de prendre en compte la personne dans toutes ses dimensions.

Je crois profondément qu’une difficulté sexuelle ne définit jamais une personne. Comme l’écrivait Michael White, fondateur de la thérapie narrative : « La personne n’est pas le problème. Le problème est le problème. »

J’accorde une grande importance à une relation thérapeutique respectueuse, humaine et dénuée de jugements ou de visions normatives de la sexualité.

Les consultations se déroulent exclusivement en ligne, dans un cadre confidentiel et bienveillant.

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