HYPNOSE SEXOTHÉRAPIE EN LIGNE
Cela semble paradoxal, n’est-ce pas ? Mais lorsqu’on réfléchit à la phrase que j’entends très souvent de la part d’hommes qui viennent en séance de sexothérapie :
« Quand une femme me plait moyen, tout va bien, je bande bien, je tiens longtemps. Mais, dès qu’elle me plait, que je suis très excité ou que je suis vraiment amoureux… je jouis trop vite. »
On pourrait d’abord penser que la confiance, l’amour ou le désir rendent les rapports plus faciles. Et pourtant, en consultation, j’observe régulièrement l’inverse.
Lorsqu’une relation devient importante, elle ne mobilise plus seulement la sexualité. Elle mobilise aussi le besoin d’être aimé et toutes les peurs autour : la peur de décevoir, la peur de perdre l’autre. Mais aussi l’envie que tout se passe parfaitement. Autrement dit, le rapport sexuel cesse parfois d’être simplement un moment de plaisir. ➫ Il devient un moment chargé d’émotions, d’attentes et d’enjeux.
Et notre système nerveux ne réagit pas de la même manière lorsqu’il sent que « cette femme compte vraiment ».
Il existe un paradoxe que beaucoup d’hommes connaissent. Avec une femme qui leur plaît peu, ils parviennent parfois à durer longtemps. Avec celle qu’ils désirent vraiment… tout devient plus compliqué.
Pourquoi ?
Parce que cette fois, il y a quelque chose à perdre. Le rapport sexuel ne représente plus uniquement un moment de plaisir. Il devient aussi un enjeu. L’homme veut que cette relation fonctionne. Il veut être désiré. Ne pas décevoir. Donner envie à cette femme de revenir.
Et, très souvent, il porte sur ses épaules une responsabilité immense : que tout se passe bien. Ce n’est pas seulement une question de sexualité. C’est une question d’enjeu. Plus l’enjeu est important, plus le système nerveux s’active. Nous le retrouvons avant un examen. Avant un entretien d’embauche. Avant de monter sur scène.
Pourquoi en serait-il autrement lorsqu’il s’agit d’une femme dont on est amoureux ou que l’on désire profondément ?
Le problème n’est donc pas le désir. Le problème est tout ce qui vient s’y ajouter.
À partir de ce moment-là, le rapport sexuel ne consiste plus seulement à faire l’amour. Il devient un test. Et notre système nerveux réagit très différemment lorsqu’il croit passer un examen.
Tous les hommes ne vivent pas la même sexualité avec toutes les femmes. C’est même assez fréquent. Avec certaines partenaires, tout semble simple. Et puis il y a celle qui compte vraiment. La femme dont on tombe amoureux. Celle avec qui on imagine construire quelque chose. Ou simplement celle qui nous impressionne énormément.
À partir de ce moment-là, le rapport sexuel change de statut. Il ne s’agit plus seulement de prendre du plaisir. Il faut que ça fonctionne. Il faut lui donner envie de revenir. Il faut lui montrer qu’on est un homme sûr de lui. Il faut qu’elle ne soit pas déçue. Il faut qu’elle ne compare pas avec ses anciens partenaires.
Sans s’en rendre compte, beaucoup d’hommes arrivent dans le lit avec une liste d’obligations. Et plus cette femme est importante, plus cette liste s’allonge.
Le paradoxe, c’est que cette pression naît souvent d’une bonne intention.
Mais leur attention quitte progressivement leurs propres sensations. Elle se tourne vers cette femme.
À cet instant, le corps n’est déjà plus complètement dans le rapport. Il est en train d’évaluer. Et lorsqu’un système nerveux commence à évaluer, il cesse souvent d’être pleinement disponible pour ressentir.
Au fil des consultations, je remarque que beaucoup d’hommes ne cherchent pas uniquement à faire plaisir. Ils cherchent aussi à être rassurés. À travers leur sexualité, ils espèrent parfois recevoir une confirmation silencieuse :
Sans s’en rendre compte, ils font de leur sexualité une preuve de leur valeur. Ils portent alors une responsabilité immense. Ils ne cherchent plus seulement à vivre un moment d’intimité.
Ils essaient de réussir quelque chose. De convaincre. De ne pas décevoir. Or, lorsque le besoin d’être aimé devient plus fort que le plaisir d’être ensemble, le corps cesse souvent d’être pleinement disponible. L’attention quitte progressivement les sensations. Elle se tourne vers les réactions de la partenaire. Vers son visage. Ses gémissements. Ses mouvements. Son plaisir.
Il est dans sa tête, à essayer de vérifier que tout se passe bien. Et c’est souvent à ce moment-là que le système nerveux s’emballe.
En consultation, je propose souvent une autre manière de regarder les choses.
Et si c’était, au contraire, un espace où deux personnes qui s’aiment pouvaient simplement partager du plaisir, sans avoir à prouver quoi que ce soit ?
C’est souvent à partir de ce changement de regard que la pression commence à diminuer… et que le corps retrouve progressivement sa spontanéité.
C’est une question que j’entends très souvent. « Avec mon ex, ça allait. Avec cette fille, je jouis en trente secondes. »
Ou l’inverse.
« Avec les plans d’un soir, aucun problème. Avec une femme qui me plaît vraiment, ça devient compliqué. »
Si c’était uniquement un problème de sexe, le résultat serait toujours le même. Or ce n’est pas ce que j’observe. Le corps réagit différemment selon le contexte. Selon la personne. Selon ce qui est en jeu. Selon ce que représente cette relation.
C’est pour cette raison que deux rapports peuvent être totalement différents alors que le corps est exactement le même.
Et c’est aussi pour cela que je m’intéresse rarement uniquement à ce qui se passe dans le lit. Je cherche surtout à comprendre ce qui se passe dans la tête… juste avant.
Pendant longtemps, les approches de l’éjaculation précoce se sont concentrées sur une seule question : Comment durer plus longtemps ?
Cette question est légitime. Mais, à mes yeux, elle n’est pas suffisante. Car si l’on ne travaille que la durée, sans s’intéresser à ce qui la rend si importante, le risque est de remplacer une pression par une autre.
Je préfère une autre question :
Pourquoi est-il devenu si difficile de simplement vivre ce moment de sexe et de plaisir ?
À force de vouloir bien faire, beaucoup d’hommes finissent par ne plus faire l’amour.
Bref… ils sont partout, sauf dans leurs sensations.
Le paradoxe, c’est que plus ils veulent contrôler leur corps, moins ils l’écoutent. Or un corps que l’on surveille en permanence finit souvent par devenir imprévisible. En consultation, nous faisons presque le chemin inverse. Nous ne cherchons pas d’abord à gagner cinq minutes de pénétration. Nous essayons de comprendre pourquoi ces cinq minutes sont devenues aussi importantes.
Très souvent, lorsque ces questions commencent à trouver une réponse, quelque chose se détend. Le rapport sexuel cesse progressivement d’être un examen. Il redevient un moment de rencontre, de désir et surtout de plaisir. Et surtout… un moment beaucoup plus vivant.
Et c’est souvent à ce moment-là que le corps recommence à faire naturellement ce que l’on essayait jusque-là d’obtenir par la force.
Si vous remarquez que vous éjaculez surtout avec les femmes qui comptent vraiment pour vous… Si vous avez le sentiment que plus vous aimez, plus vous vous mettez la pression… Si votre sexualité est devenue une manière de chercher à être rassuré, reconnu ou validé…
Alors il peut être utile d’en parler.
Tout simplement parce que votre système nerveux associe progressivement l’amour à un enjeu qu’il devient difficile de porter. En consultation, nous ne cherchons pas seulement à retarder l’éjaculation. Nous essayons de comprendre ce qui se joue derrière le symptôme.
Car, très souvent, lorsque l’enjeu affectif retrouve sa juste place, le symptôme perd lui aussi une grande partie de sa force. Et c’est sans doute l’une des plus belles évolutions que j’observe : des hommes qui découvrent qu’ils n’ont plus besoin de prouver qu’ils aiment.
Ils peuvent enfin simplement… aimer.
Lorsque l’éjaculation précoce apparaît surtout avec une femme que vous aimez, le problème ne vient généralement pas d’un manque de désir. Bien au contraire. Plus l’attachement est fort, plus les émotions, les attentes et la peur de décevoir peuvent mobiliser le système nerveux.
Le travail consiste alors moins à apprendre à durer qu’à retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour que l’amour ne devienne plus une source de pression.
À travers des séances d’hypnose, des exercices guidés et des explications concrètes, ce programme aide à diminuer l’anxiété de performance, à retrouver confiance dans son corps et à vivre une sexualité plus sereine.
Pour diminuer progressivement la pression, retrouver davantage de présence et sortir du cercle de l’anticipation.
Une séance destinée à retrouver une relation plus apaisée avec ses sensations et à laisser davantage de place au plaisir.
Aimer davantage ne devrait pas obliger à se contrôler davantage. Une sexualité épanouie naît souvent lorsque l’on cesse de vivre l’amour comme un examen à réussir.
Hypnose et sexothérapie en ligne
© Tous droits réservés Sonia Reboul
Je suis Sonia Reboul, sexothérapeute, psycho-praticienne en hypnose, psychothérapie émotivo-corporelle et thérapies brèves.
J’accompagne en consultation en ligne les femmes et les hommes confrontés à des difficultés sexuelles, relationnelles ou émotionnelles. Troubles de l’érection, éjaculation précoce, baisse du désir, douleurs pendant les rapports, vaginisme, anxiété de performance, difficultés de couple, traumatismes ou estime de soi : chaque accompagnement est adapté à votre histoire et à votre rythme.
Mon approche est intégrative. Elle associe la sexothérapie, l’hypnose, les thérapies brèves, l’EMDR, la thérapie narrative, le travail corporel et la relaxation, afin de prendre en compte la personne dans toutes ses dimensions.
Je crois profondément qu’une difficulté sexuelle ne définit jamais une personne. Comme l’écrivait Michael White, fondateur de la thérapie narrative : « La personne n’est pas le problème. Le problème est le problème. »
J’accorde une grande importance à une relation thérapeutique respectueuse, humaine et dénuée de jugements ou de visions normatives de la sexualité.
Les consultations se déroulent exclusivement en ligne, dans un cadre confidentiel et bienveillant.